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Résumé :
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La création joue un grand rôle dans l’évangile de Matthieu : on connaît l’étoile de Bethléem et les signes cosmiques qui marquent la mort, la résurrection et le retour de Jésus. En fait, chez Matthieu, les montagnes, la mer, le désert et même les animaux sont porteurs de charge symbolique. L’auteur rejoint les grandes intuitions des Pères et de la liturgie et propose une lecture nouvelle du premier évangile en accord avec les préoccupations modernes : la théologie de la création, l’écologie, la dimension cosmique de l’histoire du salut.
Usant des méthodes classiques en exégèse, l’auteur met au jour une topographie théologique : la montagne devient le lieu de la révélation, la mer, l’image du monde, le désert, le lieu de l’histoire sacrée, et les animaux – serpent, âne, coq – deviennent eux aussi des signes. Mieux encore, l’on découvre que les sept montagnes de Matthieu, secrètement focalisées sur le Golgatha, ne sont pas sans relations les unes avec les autres, et cherchent, sans le dire, à supplanter les montagnes sacrées du judaïsme : le Sinaï et le Mont Sion. Le drame de la mort et de la résurrection de Jésus est le fondement d’une nouvelle symbolique.
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