|
Résumé :
|
Dans l'ouvrage majeur de Robert Simmermam, Allgemeine Ästhetik, fondatrice du formalisme esthétique un primat de la question Wie ? et non Was ? dans la saisir des œuvres d'art se construit autour d'un "Laokoon musical". En revenant sur la matrice que constitue la musique dans la constitution de ce formalisme, couplée à une esthétique du toucher originale, il s'agit de montrer que l'esthétique de Zimmermann est une esthétique du rythme, voire une esthétique rythmée, contribuant à constituer une proto-phénoménologique du style autour du terme "morphologique", soucieuse de nos seuils de saisie perceptifs. Zimmermann appartient ainsi à une lignée qui ne cessera de se déployer après lui et dont Maldiney est un des hauts représentants, avec qui la confrontation fait sens, exhibant les inflexions que recouvre le terme de "formalisme", jamais absolument identique à lui-même.
|