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Résumé :
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Dans cet article, Isabel Iribarren se propose d'analyser les conventions qui régissent la construction du témoignage visionnaire tardo-médiéval comme problème à la fois épistémologique, social et politique. A travers le cas spécifique d'Angèle de Foligno (c. 1248-1309), l’auteure examinera les rapports de force entre le pouvoir de domination exercé par la théologie savante et son outillage intellectuel, et les formes de contournement de ce pouvoir par les femmes visionnaires et leurs confesseurs. L'objectif sera de montrer que les solutions apportées au problème pratique de production et de justification des visions devenaient intégrantes de l'activité de réforme des acteurs impliqués (les femme visionnaires, les confesseurs et les autorités doctrinales).
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