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Résumé :
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Magnifica humanitas, première encyclique consacrée à l'intelligence artificielle, mobilise plusieurs conceptions de la technique. L'article met en lumière deux logiques. La première, instrumentale, comprend l'IA comme un objet extérieur à l'agir humain, selon trois registres - comparatif, coopératif et pharmacologique - qui comportent chacun leur propre insuffisance : la comparaison révèle un milieu relationnel déjà altéré, la coopération souligne les écueils de la dépendance et de la déresponsabilisation, la pharmacologie achoppe sur la posologie. La seconde logique, celle de l'habiter - où la technique n'est plus un objet à réguler mais un milieu dans lequel l’existence humaine est déjà immergée - s'articule autour de quatre gestes : désarmer, construire, aimer et vivre. Cherchant à souligner la dynamique interne de l'encyclique, l'article montre le déplacement progressif des catégories à partir desquelles la technique est pensée.
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