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Résumé :
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Prenant appui sur la culture osambala de la République Démocratique du Confo, cet article soutient que la mort ne saurait être comprise comme la fin de la vie, mais comme une expérience vitale par excellence : un moment de transition au sein d'un mouvement de Vie qui précède la naissance et se prolonge au-delà du décès. L'être humain y est conçu comme un être multidimensionnel - constitué d'une réalité matérielle et d'un double spirituel, la modi-Odimu - dont la mort amorce la séparation et la transformation plutôt que l'anéantissement. Dans cette perspective, l'accompagnement ne se réduit pas aux derniers instants de l'existence : il s'inscrit dans un parcours spirituel tripartite englobant la venue au monde, le cheminement terrestre et le rituel du deuil, lequel vise à guider l'esprit du défunt jusqu'au Village bienheureux des ancêtres. Ce regard culturellement situé invite à interroger les présupposés qui sous-tend les conceptions occidentales de la fin de vie et à reconnaître dans l'accompagnement une participation au mouvement continu de la Vie.
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