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Résumé :
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Cet article souligne que, dans une société qui invisibilise la mort, l'accompagnement de la fin de vie et du deuil devient un lieu théo-logique où se rencontrent la fragilité humaine et la fidélité de Dieu. La mission de l’Église consiste d'abord en une présence incarnée, "une présence pauvre" qui ne s'impose pas mais accueillie la personne dans sa vérité. L'écoute permet une relecture de vie qui ouvre à la réconciliation, soutenue par les sacrements - réconciliation, onction des malades, eucharistie comme viatique - signes que "la souffrance n'a pas le dernier mot". L'accompagnement des proches requiert délicatesse et charité, car le deuil est une blessure vivante, unique pour chacun, qui ne doit pas être réduite à un trouble psychologique. Il peut devenir un temps de maturation intérieure, où douleur et amour se répondent. Certaines pertes restent taboues (suicide, maladies stigmatisées), appelant un accompagnement sans jugement, fondé sur la miséricorde. Les funérailles sont un rite de passage essentiel : elles offrent un cadre symbolique qui "donne forme à l'indicible" et ouvre un chemin d'espérance. La personnalisation est légitime mais doit rester intégrée à la logique liturgique du mystère pascal. Enfin, l'article propose des pistes pastorales : former des équipes, renforcer la présence auprès des familles, valoriser les rites, créer des espaces de mémoire, développer une pastorale de la fin de vie et évangéliser par la compassion.
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