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Résumé :
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Dans cet article, je me propose de mettre en avant les motifs permanents d'une philosophie rationnelle de la religion, une philosophie qui adopte un point de vue hypothético-déductif, sans aucune concession à la théologie : c'est le projet à la fois d'Al-Farabi et jusqu'à une certaine mesure de Spinoza sans aucune mesure de Spinoza. Dans les deux cas, il s'agit d'explorer les enjeux politiques d'une philosophie pratique en laquelle consiste une telle philosophie de la religion, ainsi que l'enjeu du salut des ignorants, c'est-à-dire de la prise en compte d'une obéissance à la loi divine qui ne passe pas nécessairement par la conduite de la raison. Le projet est de "comparer sans égaler" (une expression de Montaigne) Al-Farabi et Spinoza, et de faire un parallèle entre un philosophe musulman du Xe siècle, originaire d'Asie centrale que beaucoup considèrent comme peu orthodoxe, et un philosophe du XVIIe siècle, excommunié par la communauté juive des Pays-Bas.
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