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Résumé :
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Le "tournant linguistique" et le relativisme qui découla du refus de n'accorder au fait d'autre existence que linguistique ont frappé d'une manière assez analogue les champs de la psychanalyse et de l'histoire. D'une part, en ce que la référence à la réalité, fruit d'une construction à partir d'éléments convergents, fut dès lors fortement suspectée. Et, d'autre part, en ce que, la subjectivité opérant justement sur le terrain du maniement du langage, la neutralité de l'historien comme celle du psychanalyste fut soupçonnée d'être sujette à distorsions. Rhétorique trompeuse, illusion référentielle et suggestion conduisirent à l'abandon de l'espoir d'accéder à un régime de vérité. Pourtant, si la mise à l'épreuve de la représentation en histoire impliquait d’éprouver es limites de l'inventivité, et si ces limites semblaient bien imputables au rôle du fantasme dans l'inventivité elle-même, le problème de savoir comment peut se "perlaborer" un fait historique demeurait intact. La fonction du transfert de l'historien sur son objet et le rôle de l'incarnation dans l'analyse du détail sont ici envisagés à propos de la Shoah.
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