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Résumé :
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L'instant de la parole comme matière, objet et levier de la psychanalyse , peut-il appartenir à la durée longue de l'histoire ? Pour exclure une continuité simple entre psychanalyse et histoire, on tente de relier l'activité analytique à une création au sens aussi bien esthétique que religieux : faire du neuf avec du vieux, rendre visible ou audible au monde ce qui était chaos et magma. On considère d'abord, chez Freud, le déploiement des traces du passé par l'analyse des artistes et de leurs névroses. Puis on note qu'ainsi un autre mobile, la fascination pour le visible, convoquait l'histoire en pérennisant l'instant de l'écoute. Enfin, à partir de l'exemple de la pensée scolastique et en particulier celle de Nicole Oresme (XIVe siècle), on propose l’hypothèse de cycles historiques où l'homme explore l'impensé d'une parole qui excède de toutes parts la connaissance de la langue. Ce processus exclut la linéarité de l'influence et assemble les fragments d'une Histoire discontinue.
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