|
Résumé :
|
A partir du texte d'Anna Freud, "Perdre et être perdu", Adam Phillips considère l'"être perdu" comme une "capacité négative" (Keats, 1818). A la confluence du texte d'Anna Freud et du "mourir à sa manière" de l'Au-delà du principe de plaisir, l'auteure de cet article envisage, en cheminant à travers différents essais d'Adam Phillips, une capacité à se perdre à sa manière : à la fois comme fantasme et capacité qui, pour un temps, de vie ou de cure, suspend l'attraction par l'objet. l est proposé qu'Anna Freud invente/retrouve l'expérience infantile de se perdre, sans son père et en perdant de vue qu'elle est objet de désir de son père, avec "le désœuvrement des forces libidinales" qu'elle court vers l'objet dans ses rêves. Un fragment clinique est proposé en analogie. Déviation de la route éperdue vers l'objet, déroute qui goûte pour un temps la vacance d'objet et qui résiste, un moment, au travail à venir, la capacité à se perdre à sa manière pourrait se tenir dans la cure dans ce lieu de friction entre la parole associative et la parole compulsive.
|