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Résumé :
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Cet article montre à travers trois exemples issus de la Bible, du cas d'un patient et de celui de Fellini, la façon dont l'expérience du rêve peut être vécue différemment. Dans la Bible, le rêve reste un objet totalement extérieur au sujet qui le ramène à un état de passivité. En Analyse, le rêve peut avec certains patients faire l'objet d'in investissement fétichique, garant de l'intégrité du moi, mais entravant toute possibilité d'analyse. En cela il ramène à la position phobique centrale développée par André Green. Le travail consistera alors à permettre au patient de se familiariser avec cet objet étrange, de se l'approprier et ainsi de pouvoir associer, réfléchir dessus. Parfois, comme dans le cas de Fellini, le rêve est très fortement investi et participe à une production artistique foisonnante, mais il semble alors que le sujet ait du mal à s'en séparer. Le rêve est en effet au cœur de la relation avec l'objet primaire et tous ses aléas. Si le rêve enrichit l'imaginaire, la créativité, le sujet doit pouvoir s'en séparer à un moment pour repartir dans la vie. Il implique donc un travail de deuil. La place du tiers et du surmoi est essentielle dans ce processus.
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