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Résumé :
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En partant de la bisexualité psychique, André Green considère que la pensée de Freud concernant la sexualité repose d'une part, sur des considérations relatives à l'espèce (phylogenèse), d'une part sur le refoulement (lié au processus de civilisation). Ces deux idées du 19e siècle débouchent sur un certain phallocentrisme (complexe paternel) qui se trouve en conflit avec les idéologies contemporaines. Pour sortir de la dualité espèce-culture, Green souligne deux éléments : la quête de jouissance (avec son corrélat, la castration) et la communication (au sens de la quête d'un Autre). La connaissance de l'Autre est intimement liée à la bisexualité psychique (permettant une double identification), et donc à l'OEdipe, mais Green considère que, dès les étapes prégénitales, les vécus psycho-sexuels diffèrent selon les garçons et selon les filles. De même, l'évolution corporelle à partir de la puberté apparaît plus bouleversante pour la fille que pour le garçon , et la bisexualité psychique reflète moins des réalités biologiques et davantage l'idée que chaque sexe se fait de l'autre. Enfin, le refus de la féminité dans les deux sexes dépasse le seul niveau du sexuel et se réfère au refus d'une relation de dépendance complète et passive à un objet unique : l'objet maternel du début de la vie, lui-même porteur d'une "folie", celle de passion d'amour qui accompagne la grossesse et la maternité.
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