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Résumé :
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En dépit de la guerre en Ukraine voisine, à la veille des élections législatives et présidentielle des 24 novembre et 1er décembre 2024, la Roumanie semblait vivre des jours tranquilles sous la présidence de Klaus Iohannis, élu en 2014 puis en 2019 pour un second mandat. C'était sans compter sur la victoire très inattendue, au premier tour de la présidentielle, de Cälin Georgescu, personnage presque inconnu du grand public, face à la candidate démocrate pro-européenne du parti USR (Union Sauvez la Roumanie), Elena Lasconi. Avec Cälin Georgescu est apparue la menace de l'extrême droite souverainiste, anti-OTAN, anti-UE, porusse et, dans le même temps, séduite par Donald Trump.
Les résultats de cette élection, où Cälin Georgescu a remporté 23 % des suffrages contre 19 % pour Lasconi, ont bouleversé le paysage politique et idéologique du pays. Il faut dire que Georgescu n'était donné qu'à 5 %-10 % dans les sondages pré-électoraux ! le 6 décembre 2024, la Cour constitutionnelle roumaine a pris la décision d'annuler l'élection, en programmant les deux nouveaux tours de la présidentielle les 4 et 18 mais 2025. Les Roumains ont alors plongé dans une crise dont ils ne semblent pas sortis près d'un an plus tard, en dépit de l'accession à la présidence de Nicusor Dan, un mathématicien démocrate pro-européen. Examinons l'évolution du pays depuis la chute du communisme et réfléchissons à ses perspectives.
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