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Résumé :
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Nous remontons la généalogie par laquelle la questions de la restitution est revenue sur le devant de la scène en Belgique, celle du crâne d'un chef congolais tabwa assassiné par un militaire belge et agent léopoldien et de deux statuettes céphalomorphes ancestrales ayant appartenu à ce chef, pillées lors d'un massacre colonial à la fin du XIXe siècle. A travers cette relecture critique, nous tentons de restituer une épistémè coloniale en recompositions. A l'aide du concept de "blanchiment", reformulé pour l'occasion, nous montrons comment des crimes coloniaux commis à la fin du XIXe siècle se sont trouvés prolongés et rejoués à travers différents dispositifs de savoir/pouvoir, affectant la façon dont la question de la restitution se pose aujourd'hui. Sur le plan subjectif, ce processus de valorisation esthétique, financier et épistémologique se traduit par une forme d'insensibilité et d'absence d'éthique.
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