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Résumé :
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Dans la foulée de l'article de Jérôme Boutang et Francis Charpentier présentant, dans ce numéro, la comptabilité carbone cumulative (CCC)2, nous publions un article complémentaire de Jérôme Cazes, qui montre l'intérêt de ces calculs (comptages) pour pousser les acteurs économiques à réduire leurs émissions et cheminer ainsi vers l'atteinte des objectifs de décarbonation ou ZEN (zéro émission nette). D'une part, l'information issue de ces comptages doit, selon lui, renforcer l'efficacité de la concurrence environnementale entre acteurs économiques et les pousser, en connaissance de cause, à réduire leur impact en termes d'émissions. D'autre part, cette approche cumulative facilite le comptage partiel de l'impact environnemental et rend d'autant plus facile le reste du comptage nécessaire pour affiner l'information.
Jérôme Cazes précise cela en rappelant l'historique du comptage des impacts carbone depuis une trentaine d'années et en l'illustrant par quelques exemples macro- et microéconomiques (comptes carbone nationaux, comptages remontants, CCC). Il complète par une analyse de la prise en compte de l'impact carbone des produits financiers et de l'impact humain sur la capture naturelle, via un double suivi des flux de production (en argent, en carbone et selon l'arbitrage effectué entre les deux). Selon Jérôme Cazes, ces différents instruments au service du ZEN pourraient être décisifs pour que s'instaure une concurrence environnementale vertueuse conduisant les entreprises à réduire leur empreinte carbone par les mécanisme de marché classiques ; et l'Europe, pionnière en ce domaine, est la mieux placée pour pousser leur diffusion.
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