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Résumé :
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En géopolitique, la notion de puissance, tout particulièrement au Moyen-Orient correspondant aux rivalités rapports de force ; elle se définit notamment comme la capacité d'imposer sa volonté, d'agir en souveraineté, et s'inscrit principalement dans deux dimensions : l'économique et le politico-militaire. Dévalorisée en Europe ces dernières décennies, la puissance redevient centrale décennies, la puissance redevient centrale avec le retour de la guerre en Europe et le désengagement relatif du protecteur américain, bien que trop souvent fondée sur des illusions qu'illustrent parfaitement les crises et les guerres prévalant au Moyen-Orient. Ainsi le fameux soft power (culture, sport, etc.), devenu pour nombre paradigmatique et acceptable de la puissance, ne permet-il guère de se substituer au hard power (le militaire) ni de réellement comprendre les enjeux de la plupart des conflictualités géopolitiques. Dans cette zone, ni la culture, ni le prestige sportif, ni l'instrumentalisation religieuse (iranienne ou saoudienne), ni même l'argument démocratique israélien n'ont permis d'assurer une domination durable ou d'éviter les conflits. De même, la démographie, la diplomatie et l'économie ne constituent pas à elles seules des garanties de puissance : une population nombreuse, des échanges commerciaux ou une richesse pétrolière peuvent coexister avec une grande vulnérabilité stratégique. A l'inverse, les critère fondamentaux de la puissance sont la détermination collective, nourrie par l'identité, la mémoire victimaire et la crainte existentielle, ainsi que la valorisation du métier des armes. Certains collectifs infra-étatiques (druzes, alaouites, Bédouins...) ont par exemple développé une forte combativité et une culture militaire efficace, déterminante dans les conflits. En outre, la valorisation du savoir, de la recherche et du développement s'impose bel et bien comme l'autre facteur-clé de la puissance, à l'image d'Israël. Néanmoins nulle puissance n'est perpétuelle ni absolue, et à cet égard le pragmatisme - qui combine la maîtrise des rapports de force objectifs et l'acceptation du compromis raisonnable - peut non seulement permettre à l’État ou au collectif qui le promeut de ses renforcer mais à toute la région de trouver une ralative stabilité.
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