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Résumé :
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Cet article a pour objectif d'étudier, dans une perspective ethno-critique, les oralités de malheur dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce, écrivain consacré par la Comédie française. Nos nous arrêterons en particulier sur son avant-dernière œuvre centrée sur la thématique du retour du fils prodigue : J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne. Notre article aborde deux axes. Le premier concerne la grande "famille tragique" lagarcienne et montre comment la malédiction paternelle a provoqué le départ du fils et endeuillé la demeure sans que son retour change la situation des femmes de la maison : le deuxième aborde le malheur et l'impossible bonheur et questionne la liminarité des personnages au parcours initiatique inachevé. Ces personnages de l'entre-deux mondes présentent une pavane rituelle et nous permettent d'explorer les marges du théâtre hétérotopique lagarcien. Ainsi, par cette dramaturgie de l'attente et du malheur, J.-L. Lagarce renoue avec la choralité antique et retrouve les oralités des cultes funéraires.
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