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Résumé :
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Claude Geffré a commencé son enseignement en théologie fondamentale à la veille du concile Vatican II. La promulgation de la Constitution conciliaire Dei Verbum va le conforter dans sa conviction que le rapport de l'homme à la révélation n'est pas simplement un rapport à des articles de foi ou à des vérités dogmatiques, mais qu'il se trouve plutôt référé à une Écriture reçue comme Parole de Dieu par l’Église avec le message du Christ traduit et sans cesse réinterprété dans une communauté de foi. Témoin du fait que l'apologétique se trouve percutée de plein fouet par e renouveau qui s'empare de la théologie dans les années 1960, il va participer à sa mutation en abandonnant a prétention de démontrer la crédibilité rationnelle et extrinsèque de la Révélation sans prise en compte des requêtes du sujet humain quant à sa compréhension, au profil d'une véritable théologie fondamentale dégageant la "crédibilité humaine", et non plus seulement "rationnelle", de la foi chrétienne. Geffré estime donc que, pour être reçue, toute théologie de la révélation doit s'articuler sur l'histoire concrète des hommes. Elle ne peut pas s'enfermer sur elle-même en un système clos. Elle est toujours tradition, car précédée par une origine qui est donnée, l'événement de Jésus-Christ, dont aucun énoncé n'épuise le sens. Mais elle est aussi en permanence production d'un langage nouveau, parce qu'elle ne peut redire cette origine qu'historiquement et selon une interprétation créatrice, la révélation restant un événement toujours unique entre Dieu et l'homme et donc un événement qui continue aujourd'hui dans l'expérience des hommes.
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