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Résumé :
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Dès le tout début de la vie, l’activité proto-mentale de l’enfant émerge et ses développe à partir d’un état que l’auteur décrit comme bi-unité psycho-physique primaire. Les formes dynamiques spontanées produites par le bébé dans l’espace, dans le temps et dans la relation, nourrissent et enrichissent, grâce aux processus projectifs et introjectifs précoces, l’expérience de la bi-unité originaire. L’exploration de l’entre-deux, entre corps et psyché, offre au bébé les premières perceptions de séparation qui, à leur tour, sont à la base du développement du sens d’identité. Dans l’autisme profond, l’effondrement de la bi-unité psycho-physique et, par conséquent, de l’espace potentiel d’entre-deux, exclut non seulement toute expérience de séparation, mais soustrait aux processus projectifs et introjectifs le terrain indispensable pour tout développement ultérieur.
Le contraste entre le matériel d’observation d’un bébé de trois mois et du matériel clinique d’une petite fille autistique met le lecteur en contact avec la base expérientielle qui a porté à la formulation de la notion de bi-unité psycho-physique primaire, considérée comme élément indispensable pour le développement harmonieux de l’enfant dès le premier âge. Le travail psychothérapeutique avec les enfants autistes doit tenir compte de la radicalité de l’implosion de leur fonctionnement psycho-physique et trouver les moyens pour (re) constituer, dans la relation, la bi-unité psycho-physique primaire, condition sine qua non pour la mise en mouvement de toute évolution de la psyché.
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