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Résumé :
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Depuis les élections législatives de 2024, la taxe Zucman fait la "une" des chaînes d'information et des débats politiques. Elle déchaîne les passions, que ce soit pour ou contre elle. Premier pas vers plus d'équité après plusieurs années de recul social pour les uns, retour d'un soviétisme ringard et inefficient pour les autres. Même le centre semble tenté par la formule et son opacité : le rapporteur, centriste, du budget a ainsi proposé de prélever sur les holdings familiales "un précompte mobilier sur les dividendes non distribués". Mais les raisons de ce succès restent finalement mystérieuses. Dans ces conditions, que peut-on dire d'objectif à son sujet ?
Nous nous proposons de revenir sur ces caractéristiques, trop rapidement perdues de vue dans le débat. Nous nous interrogerons ensuite sur la pertinence de l'hypothèse de "régressivité" sur laquelle cette taxe repose ainsi que sur sa fonctionnalité, notamment par rapport à l'impératif de réduction du déficit public qu'elle est censée servir. Après quoi nous essaierons de préciser ses conséquences économiques. Cela nous conduira à examiner sa faisabilité pratique. Nous conclurons cette analyse de la taxe Zucman en revenant sur sa nature économique réelle et sur les raisons de son succès politique.
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