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Résumé :
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Dans cet article il est envisagé que la désymbolisation, en tant que processus, n'est pas seulement destructrice, elle peut aussi être au service de la vie et de l'évolution psychique. A l'aide du matériel clinique et des références théoriques de Freud, Laplanche et d'autres psychanalystes contemporains, ainsi que de contributions philosophiques, l'auteur met en évidence la synergie des mécanisme désymbolisants et symbolisants dans un processus de réorganisation continu de l'appareil psychique. L'angoisse est associée alors à la désymbolisation produite entre deux symbolisations. Les moments de passage, comme l'adolescence, et les expériences à caractère plus ou moins traumatique, comme la séduction, sont l'occasion des désymbolisations qui peuvent favoriser par la suite des resymbolisation maturatives. Une capacité de passivité réceptive joue dans ces cas-là un rôle essentiel. Le travail analytique constitue alors un processus désymbolisant et resymbolisant par excellence.
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