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Résumé :
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L'application par les stoïciens de la notion morale de "convenable" (kaOnkov) aux plantes, attestée par Diogène Laërce, a jusqu'à présent été peu étudiée dans la littérature critique. Pourtant, comme nous le montrons dans cette recherche, l'analyse de cette question permet de saisir la complexité de la relation entre l'éthique et la physique chez les philosophes du Portique : en effet, si le kaOnkov désigne tantôt l'activité des animaux, dont les hommes, tantôt les processus végétatifs de tout être "vivant", y compris des plantes, cela implique que plusieurs branches de la philosophie stoïcienne coopèrent parfois dans l'élaboration d'un seul et même concept.
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