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Résumé :
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En tant que manifestation spécifique du masochisme moral, le besoin de punition entre dès le départ (1924) en conflit avec les prérogatives du surmoi punitif (1923), rendant incertaine la distinction claire et nette avec le masochisme et a conscience morale. Après une esquisse de la dialectique ouverte de ce conflit sont évoquées rapidement les deux tentatives les plus importantes pour sertir des apories relatives dans l’œuvre freudienne, telles qu'on les rencontre dans "le masochisme gardien de la vie" chez Benno Rosenberg et le surmoi gardien du sens psychique chez Jean-Luc Donnet. La première tente de sauver la cohérence interne du besoin de punition en prônant la priorité du masochisme, tandis que la deuxième déplace le conflit en question au sein même du surmoi, en y intégrant le masochisme sous la composante féminine d'un surmoi bisexuel. Une courte vignette clinique permet de formuler quelques interrogations sur les conséquences de ces apories pour l'interprétation du besoin de punition dans la cure.
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