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Résumé :
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Certaines analyses mettent en évidence un défaut de construction hystérique du fantasme de séduction et son remplacement par la version "mélancolique" de ce fantasme : le coupable n'est plus le père ou son substitut mais la victime elle-même. La fille est à la fois criminelle et bourreau, elles satisfait elle-même son besoin de punition. Au-delà de ce mouvement mélancolique, l'auteur développe une autre dynamique mobilisée par la projection : l'émergence d'un mouvement d'allure paranoïaque permet de soulager l'intensité de l'autodestruction et un détour même partiel de la haine du surmoi contre le moi. Il y a donc une différence notable entre le besoin de punition et le besoin d'être puni : le besoin de punition s'enferre dans une intériorité autodestructrice, la contrainte compulsive d'un surmoi dominé par la violence pulsionnelle et la menace d'une désintrication mortifère. Le besoin d'être puni implique une scène, même imprécise, mais qui ouvre vers l'objet .
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