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Résumé :
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En organisant une discussion entre l'anthropologie théologique de David Kelsey et la théologie systématique d'Eilert Herms, nous démontrons qu'il est possible, après la critique postmoderne, de tisser avec le concept de métarécit une relation qui ne soit ni naïve ou dépréciative, mais réflexive. L'examen des épistémologies et des dramaturgies de Kelsey et de Herms débouche sur le constat suivant : le théologien de Tübingen développe un métarécit du sens de la vie, tandis que le théologien de Yale déploie un métarécit de l'épanouissement dans la vie. Dans une société pluraliste, mettre en discussion différents métarécits forge la capacité d'accepter que chaque grand discours demeure limité, imparfait, critiquable et pourtant indépassable comme instrument ouvrant un horizon mobilisateur pour l'action.
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