|
Résumé :
|
Début 2026, les parlementaires français pourraient être amenés à se pencher sur une proposition de loi, déposée à l'Assemblée en novembre 2025, visant notamment à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et à instaurer un coure-feu numérique de 22 heures à 8 heures pour les 15-18 ans. Après des années d'une liberté déléguée à des parents très inégalement informés ou compétents en matière de réseaux sociaux, les pouvoir publics tentent de reprendre la main et de mettre en place des régulations pour protéger les jeunes. Dans le même ordre d'idées, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a publié, à l'été 2025, un rapport alertant sur les risques liés aux avancées des neurotechnologies et à leur potentielle utilisation sur les enfants. Grégory Aimar a lu ce rapport et en présente ici les principaux éléments, en les remettant dans le contexte de la concurrence que se livrent les géants de la Tech sur ces nouveaux marchés. Après avoir brièvement présenté les récits-fictions élaborés par l'UNICEF pour illustrer les perspectives et dangers possibles d'une utilisation non encadrée des neurotechnologies sur les enfants, il alerte sur le risque que la réalité finisse par "dépasser" la fiction et la raison" dans ce domaine. La Convention internationale des droits de l'enfant a été adoptée en 1989, une époque antique au regard des évolutions qu''ont connues les technologies de l'information et les neurosciences ; peut-être le temps d'une mise à jour est-elle venue pour encadrer la prévention de l'utilisation par ou sur les enfants des applications qui en découlent ?
|