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Résumé :
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L'Arctique russe représente la moitié du bassin arctique, les deux tiers des ressources minérales et énergétique arctiques, et, selon la limite considérée, entre 44 et 75 % des populations boréales, concentrés dans les villes, proches des industries extractrices. Il a été particulièrement touché par le déclin démographique du pays depuis l'effondrement de l'URSS. Traduction d'une crise sociétale aiguë et multifactorielle, cette rétraction de l'oecoumène a largement été commentée à chaque recensement (2002 et 2010). Celui de 2021 est maintenant disponible et autorise une analyse longitudinale des trajectoires démographiques des territoire, notamment urbains, qui composent la région avec la perspective d'embrasser l'avant et l'après de ce tournant politique majeur et brutal. Les dynamiques de peuplement sont plurielles et rebattent les cartes des hiérarchies urbaines tandis que les villes, comme fer de lance des mises en valeur, sont à la croisée d'enjeux géostratégiques, économiques et écologiques titanesques.
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