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Résumé :
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La frontière entre le Tchad et le Cameroun fait face à des catastrophes de plus en plus récurrentes, dans un contexte marqué par le changement climatique. De nombreux habitants et décideurs sont partagés entre le développement de modes d'adaptation locaux et l'organisation du déplacement des populations vivant en zones inondables. Cet article s'appuie sur des enquêtes ethnographiques conduites dans plusieurs communes sur les berges du Logone, frontière entre le Tchad et le Cameroun. Il analyse les effets des inondations sur le quotidien sur le quotidien des communautés locales, ainsi que l'entrelacs de réponses institutionnelles et communautaires qui en résulte. Cette analyse permet d'éclairer les interactions entre des interdépendances informelles et des arbitrages institutionnels en situation de catastrophes, façonnant un espace transfrontalier disparate. In fine, les inondations mettent en évidence "la centralité des marges".
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