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Résumé :
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Le commerce des fourrures en Nouvelle-France est à 'origine d'une abondante historiographie. Cependant, malgré de nombreux travaux ethnohistoriques, ses dimensions environnementales demeurent peu étudiées. Cet article propose une réflexion renouvelée sur la conservation du castor dans une perspective impériale et transatlantique. En s'appuyant sur une relecture des sources coloniales, il révèle non seulement la diversité ds rapports autochtones au castor, mais aussi les causes expliquant la difficile conservation de l'animal par les autorité. Dans un monde encore marqué par le caractère inépuisable du vivant, des inquiétudes apparaissent quant à la raréfaction du castor, mais aucune politique coloniale uniforme n'est mise en place. Plusieurs paramètres conditionnent la question de la conservation du castor : les relations entre les contraintes environnementales et l'économie, l'apparition de formes de marchandisation de la nature, la prééminence de la raison d’État, les différents degrés d'insertion des territoires à l'économie pelletière, la variété des configurations écologiques ainsi que les tensions impériales et intra-coloniale, qui témoignent de réponses variées de la part des acteurs autochtones et européens.
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