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Résumé :
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Ce teste propose une analyse du succès éditorial et intellectuel des récits contemporains du vivant. En s'appuyant sur les figures de Vinciane Despret et de Baptiste Morizot, il interroge le conditions sociales, historiques et épistémologiques d'une littérature qui prétend dépasser le dualisme nature/culture et établir un "vivre-ensemble inter-espèces" à l'ère de l'Anthropocène. Un retour sur les traditions critiques de l'excptionnalisme humain montre que ces récits, bien qu'animés par une volonté de reconnexion sensible au vivant, tendent à reproduire des formes d'anthropomorphisme et à universaliser des dispositions socialement situes, propres aux groupes dotés d'un fort capital culturel. L’ontologie des sensibilités qu'ils tente de développer contribue paradoxalement à légitimer certains usages marchands et institutionnels de l'écologie contemporaine.
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