Résumé :
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Soutien au développement local, implication en matière de commerce équitable, attention portée au "bas de la pyramide", etc. les pratiques des entreprises privées évoluent. L'élaboration des codes de conduite, la constitution de partenariats public-p^rivé comme la multiplication des expériences concrètes en matière de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) sont depuis une quinzaine d'années présentées comme des preuves d'une engagement des entreprises dans le développement durable. Celles-ci revendiquent leur rôle d'acteurs dans la lutte contre la pauvreté et pour la préservation de l'environnement, directement ou par le biais de fondations ad hoc, ce qui élargit grandement la gamme des partenaires financiers bien au-delà de l'aide publique classique. Mais est-il vraiment possible de concilier profit privé et bien commun ? S'agit-il d'une réponse ponctuelle aux pressions des sociétés civiles et aux avancées du droit international ou d'une véritable mutation du capitalisme mondialisé ? Le cas des entreprises françaises en Afrique subsaharienne éclaire la problématique.
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