Résumé :
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Objet d'une politique éducative depuis les années 2000, l'offre arabo-islamique connaît une évolution constante avec la multiplication des écoles et la croissance des effectifs. La dimension religieuse qui définit ce secteur éducatif, garante de la transmission de valeurs musulmanes, constitue un élément de compréhension de l'évolution des représentations sociales en matière d'éducation des filles. Bien que la formation arabo-islamique soit souvent présentée comme concurrente de l'école officielle dans les choix éducatifs des familles, qui s'inscrivent dans des logiques d'optimisation, il n'est pas rare que les deux enseignements soient considérés comme davantage complémentaires qu'opposés. Si la dimension spirituelle, identitaire, et accessoirement économique des stratégies familiales est indéniable, ces dernières s'inscrivent surtout dans une dynamique de scolarisation sous conditions, et qui vise la reproduction des rôles sociaux attribués aux femmes. C'est là toute l’ambiguïté de l'offre arabo-islamique qui oscille entre la promotion de l'accès au savoir, donc l'autonomie, et le maintien d'un cadre de contrôle des jeunes filles et des femmes.
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