Résumé :
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En ce Moyen Âge européen, que restera-t-il de ce que l'on a pu nommer la Paix romana ? Le rêve de paix universelle ne quittera jamais les esprits des grands de ce onde, qu'ils soient papes, rois ou empereurs. Ce rêve sincère sera bien souvent malmené par les vents contraires d'événements internes le plus souvent guerriers et politiques entre états chrétiens, voire au sein même de l’Église ainsi qu'avec un empire byzantin incompris, externes comme la présence voisine d'un Islam conquérant ou encore la poussée de l'empire mongol et de ce que l'on a pu appeler la Pax mongolica. Bien des tentatives pour réaliser ce rêve en des procédures souvent très innovantes seront donc initiées par les princes mais ce mouvement semblera définitivement s'essouffler au XVIe siècle avec l'émergence de nouveaux paradigmes de société et les turbulences de la Réforme.
A un niveau plus humble et local, l'on pourra discerner le puissant mouvement de fond d'une société médiévale dont l'organisation et la civilité s'affinent, d'une société plus soucieuse en ses milieux les plus dynamiques d'une meilleure organisation, d'un meilleur gouvernement, d'une plus grande prospérité. Ainsi, entre autres exemples, ces initiatives ecclésiales de paix puis de trêve de Dieu qui, se laïcisant, relèveront peu à peu de la compétence régalienne du pouvoir royal, ou encore l'affirmation des libertés communales face à la féodalité, témoins d'une population devenant actrice d'une paix et d'une justice ne profitant évidemment pas à tous.
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