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Résumé :
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Les écrits de Marion Segaud (Segaud M., 2008) et de Joan Tronto (Tronto J., 2009), nous révèlent que l'Habiter et la vulnérabilité sont des invariants anthropologiques. Or, la société industrielle, de par son organisation socio-spatiale, a " périmé" ( Femia A., Ardenne P., 2021, p. 34) Les relations entre les êtres humains, et entre ces derniers et leurs environnements. L'hypothèse de cet article est que l'éthique du care nous invite à repenser les conditions socio-spatiales qui nous séparent et nous unissent en tant qu'habitant.es de la terre : les seuils du care. Dans un premier temps, nous interrogeons les seuils en tant que sphères potentiellement mobilisables pour qu'advienne le care-care support- (Courbebasse A., Salembier C., 2022) et comme lieu dont il convient de prendre soin - spatial care - (Lussault M., 2018). Dans un second temps, nous questionnerons la "bonne distance" dans les pratiques du care. Pour que le care advienne, il s'agit en effet de trouver un équilibre entre un oubli de soi et un oubli des autres (Gilligan C.? 1982, p. 52-65). Et pour terminer, nous mettrons en évidence les enjeux de la socio-spatialisation du care qui encouragent au dépassements de la binarité normative entre le public et le privé, et au glissement d'une société organisée autour de la famille nucléaire à la création de communautés de soin.
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